Secteur Minier: la SMB conforme aux normes environnementales et sociale

Cérémonie Dapilon

Avant d’obtenir son premier permis d’exploitation à Katougouma, le 7 juillet 2015, la Société minière de Boké (SMB) a réalisé trois études d’impact environnemental et social pour les composantes mines, port et route minière. Avec ses nouvelles plateformes bauxitiques et l’extension du port de Katougouma à Dapilon, elle en est à dix à ce jour. Son plan de gestion environnemental et social est sans cesse actualisé pour faire face aux nouveaux enjeux.  

L’ÉTUDE D’IMPACT ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL EST UN PRÉALABLE À  L’EXPLOITATION MINIÈRE.

Conformément au code minier guinéen de 2011, amendé en 2013, toute société minière détentrice d’un permis de recherche délivré par le ministère des Mines et de la Géologie doit réaliser au préalable une étude d’impact environnemental et social. Elle fait partie de l’étude de faisabilité et est un préalable à l’obtention d’un permis d’exploitation. La procédure est la même pour toutes les sociétés minières. Les cabinets mandatés par la société  réalisent un travail de terrain et soumettent leur étude au ministère des Mines et de la Géologie et au ministère de l’Environnement et des Eaux et Forêts pour analyse et validation. Toutes les étapes de l’étude font successivement l’objet de restitution locale publique, d’améliorations et de restitution dans des commissions techniques transversales du gouvernement. Les commissions examinent l’étude minutieusement et demandent des corrections. Les cabinets font les corrections demandées et ensuite elles procèdent à une seconde restitution devant les commissions techniques. Si l’étude d’impact environnemental et social est validée, le Bureau guinéen d’évaluation environnemental (BGEE) délivre à la société minière un certificat environnemental valable pour un an. Chaque année, la société doit soumettre un nouveau plan de gestion environnemental et social au vu duquel le BGGE renouvelle ou non son certificat.

La SMB a obtenu en 2015 un certificat sur sa première zone de production, renouvelé en 2016, et un autre sur la seconde, la même année. Les trois certificats ont été acquis en conformité avec la législation. C’est vérifiable dans les ministères et services concernés.

À ce compte, il est tout simplement aberrant qu’un ancien ministre de l’Environnement, entré en politique et exploitant le filon sensationnel, affirme dans la presse que la SMB n’a réalisé aucune étude d’impact environnemental et social.

PRODUCTION MINIÈRE ET PRODUCTION D’ANACARDE

Quant à dire que l’exploitation de la bauxite nuit à la culture de l’anacardier, c’est une autre aberration. Les sols bauxitiques sont arides, leur première couche est ferreuse ; elle ne favorise guère le développement des arbres. Curieusement, la couche arable n’apparaît que bien en dessous. Pour l’atteindre, il faut d’abord décaper la couche ferreuse et ensuite extraire la bauxite sur cinq à six mètres de profondeur.

En aucun cas, l’extraction de la bauxite par la SMB n’entrave l’agriculture et notamment la plantation d’anacardiers, comme le prétend l’ancien ministre de l’Environnement devenu politicien.

Selon la direction de la SMB, la société compte planter des anacardiers sur la couche arable située en dessous de la couche bauxitique, lorsque celle-ci aura été entièrement dégagée. Ainsi, sur sa concession, l’agriculture va succéder à l’exploitation minière.

En attendant, la SMB a aménagé – sur financement propre et sans aucune obligation – 37 hectares de terres cultivables à Katougouma. La surface comporte des diguettes, des puits et des casiers de 2 500 mètres carrés chacun. Elle est prête à l’utilisation, chaque villageois peut y pratiquer l’agriculture s’il le désire.

LA PRODUCTION DE BAUXITE PAR LA SMB N’A PAS D’IMPACT PHYSIQUE OU CHIMIQUE SUR L’ENVIRONNEMENT

L’assèchement des rivières dans les zones environnantes n’est nullement lié à l’activité de la SMB, mais à leur étiage quasi-nul en saison sèche. C’est d’ailleurs un phénomène saisonnier constatable sur la plupart des cours d’eau guinéens. La SMB n’utilise de l’eau à aucune phase de sa production ; la bauxite est extraite sur une faible profondeur, transportée via la route minière jusqu’au port de Katougouma ou de Dapilon et évacuée vers la Chine.

Quant à la poussière qui se dépose sur les frondaisons bien loin de son périmètre, et dont on dit qu’elle empêche les arbres fruitiers de produire des fruits à Coréra, elle est due au trafic intense sur la route qui joint Kanfarandé à la Guinée-Bissau. Cette route est publique, elle est constamment empruntée par des motos, des taxis, des minibus et des camions. De grosses bennes empruntent également la route pour se ravitailler en granit à la carrière de Kassongoni voisine, qui a alimenté la SMB au départ et alimente encore plusieurs projets, dont la CBG et de nombreux privés.

Pour soulager les populations, et en conformité avec son plan de gestion environnemental et social,  la SMB dédie gracieusement des citernes à l’arrosage de la route qui va de Baralandé à la carrière de Kassongoni. Ce tronçon est pourtant très éloigné de sa concession.

En perçant sa première route minière, qui fait 50 mètres de large et 23 kilomètres de long, la SMB avait pris soin qu’elle ne traversât aucun village. À dix kilomètres du port, pour éviter toute forme de nuisance, la route bifurque et s’éloigne de Katougouma. Elle est pavée sur ses six derniers kilomètres. Le transport de la bauxite par les camions de la SMB n’empoussière donc pas ce village, et encore moins les autres plus éloignés. Pas plus que la bauxite elle-même, car elle est humide

Les activités de la SMB n’ont aucun impact physique ou chimique sur l’environnement. Ce n’est pas le cas d’autres compagnies minières opérant en Guinée. En plus de dégrader fortement la nature sans reconversion possible, elles utilisent des produits polluants pour la nappe phréatique.

COMPENSATIONS FINANCIÈRES ET SERVICES SOCIAUX

La société est en ordre avec les compensations financières pour les impacts sociaux. À ce jour, elle a payé plus de 5 millions USD aux villageois. Les rapports de l’ITIE et les archives des services des impôts en font foi. Le calcul des compensations est fait conformément à la réglementation en la matière, qui prend en compte plusieurs valeurs : la terre, la superficie, les essences végétales, leur âge, etc.

La taxe annuelle correspondant à 5 pour cent du chiffre d’affaires est payée aux collectivités locales régulièrement et publiquement.

Parallèlement à ces obligations légales, la SMB a refait des routes rurales et offert gracieusement des écoles et 35 fontaines d’eau potable aux villages riverains, ainsi qu’à d’autres situés dans des sous-préfectures lointaines. Auparavant, les habitants de Katougouma parcouraient deux kilomètres pour se ravitailler en eau à la rivière la plus proche. Bien évidemment, la qualité de cette eau laissait à désirer.

Suite au deuxième permis d’exploitation, de nouvelles compensations financières auront lieu très prochainement sur les zones de Dapilon et Malapouya.

Notons que l’État est actionnaire dans la SMB, conformément au nouveau code minier.

Le consortium SMB-WAP a créé en un an et demi plus de 5 000 emplois directs, dont 95 % d’emplois locaux dans les phases de construction. Il a un régime fiscal complet (donc pas d’exonération fiscale) et contribue pour 78 millions de dollars au budget national de développement. Il va exporter 35 millions de tonnes de bauxite en cette année 2017 et 80 millions de tonnes par an à partir de 2020. Sa fondation appuie les arts et la culture en Guinée et notamment l’événement planétaire « Conakry Capitale mondiale du livre 2017 » qui se déroulera dans deux mois et durera un an.

À l’évidence, la SMB est une aubaine pour la Guinée. Sur six décennies d’indépendance, notre pays, bien qu’ayant les deux tiers des réserves mondiales de bauxite, n’avait que deux compagnies de bauxite et seulement 7 pour cent de parts sur le marché mondial. En un an et demi, la SMB a augmenté significativement la production de cette matière première fortement demandée par la Chine et contribue à donner à la Guinée, dans les toutes prochaines années, le statut de premier producteur mondial de bauxite. Mais que de mal-information, voire de désinformation autour d’elle !

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